Vous l’avez remarqué comme moi, le soleil est moins présent, la lumière est moins vive, la grisaille fait son grand retour, la pluie s’en mêle, même la température commence à chuter…

Alors que se passe-t-il en nous pour nous faire ressentir la dépression saisonnière ?

Notre humeur devient un peu plus maussade à l’image du temps. Pourtant nous nous étions fait des promesses, cet automne ce serait différent mais c’est plus fort que nous, nous ne nous sentons pas au meilleur de notre forme comme à chaque début d’automne et cela devient difficile de nous mettre en route pour commencer une nouvelle journée.

Alors, pas de culpabilité à ressentir !

La lumière a une vraie incidence sur notre horloge biologique. Pourquoi ? tout simplement parce qu’elle agit sur la glande pinéale, la plus petite de nos glandes endocrines mais une des plus importantes. Non seulement, elle est sensible à la lumière mais elle est aussi le régulateur de nos cycles endocriniens et elle nous harmonise avec les cycles cosmiques. Elle est aussi appelée « troisième œil ». C’est elle, qui fabrique la mélatonine, intimement liée à la lumière solaire. Elle est secrétée pendant la durée de la nuit.

 

Schéma montrant la glande pinéale

Plus simplement, nous pourrions la comparer à une « horloge-programmateur », située à l’intérieur de notre corps.

 

Horloge programatteur

 

« Tout se passe comme si la pinéale déconnectait notre conscience, la libérant de ses activités diurnes intellectuelles, pour permettre l’entrée dans un monde plus intérieur : celui de l’âme. Monde grâce auquel notre corps physique se régénère, car il est mis au repos forcé, ses fonctions principales étant inhibées… L’essence vitale qui est en nous génère alors les activités subconscientes et psychiques de notre être, telles que celles-ci se manifestent dans les rêves. »

Dr Paul Dupont – Les glandes endocrines et notre santé.

Vous avez donc bien compris que des incidences vont se produire si cette horloge biologique se dérègle ! l’humeur devient instable , une attente trop longue d’une « réapparition » du soleil, peut devenir insupportable et rendre irritable certaines personnes, les activités exécutées sans motivation, une énergie pesante jusqu’à conduire au repli sur soi-même, le sommeil non réparateur , voire l’insomnie qui peut entrainer des somnolences pendant la journée et surtout fragiliser le système immunitaire.

Ajoutez à cela la pluie qui n’incite pas à sortir et qui favorise l’éclairage de la lumière pendant la journée et si il est trop faible ne stimulera pas la glande pinéale.

C’est ce que l’on va nommer « syndrome saisonnier » qui peut associer, boulimie, hypersomnie et aboutir à la dépression.

Pas de panique, nous pouvons pallier à la dépression saisonnière.

( Attention tous les conseils qui vont suivre, ne dispensent pas d’une visite médicale si il y a besoin).

 

Comment ?

Utiliser nos alliées les fleurs qui vont agir au niveau de nos émotions et nous aider à traverser ce moment de flottement.

L’ipomée nous aide à régulariser nos rythmes de la vie quotidienne tels les heures de repas et les heures de sommeil et en cas d’alternance d’hyperactivité nocturne et lassitude diurne,  va régénérer notre énergie vitale. Très intéressante en cas de compulsions alimentaires.

 

L'ipomee

Cayenne pour enflammer notre volonté et nous donner la motivation pour entreprendre, elle va refaire circuler notre énergie stagnante.

 

La Cayenne

Millepertuis utile pour le manque de lumière car il nous reconnecte à notre soleil intérieur et à sa force.

 

La millepertuis

Moutarde quand sans raison une chape de plomb s’abat et nous éprouvons ce que l’on va nommer « le spleen », une tristesse sans nom mais qui peut disparaître aussi vite qu’elle est venue. Cette fleur va nous reconnecter à la lumière et à la joie.

 

La moutarde (fleur)

Le mimosa avec ses petites boules de lumière, que je nomme l’élixir de soleil et qui nous invite à ne pas nous replier sur nous-même. C’est un élixir d’ouverture qui nous aide à aller vers les autres en cas d’isolement et même d’exclusion.

 

Le mimosa

Je vous ai proposé cinq fleurs car j’ai fait une petite sélection des fleurs qui m’apparaissaient les plus en lien avec la dépression saisonnière. Nos émotions sont tellement différentes et fluctuantes que je ne pouvais pas toutes les nommer. En effet, il y en a bien d’autres qui pourraient s’avérer fort utiles pour accompagner ce type de dépression.

Tous ces élixirs vont nous inviter à prendre conscience que nous devons changer nos habitudes.

Se forcer à prendre l’air chaque jour et profiter du moindre petit rayon de soleil, le ressentir et s’en imprégner, et au lieu de se contracter, s’expanser, de grandes respirations et vous allez sentir votre énergie circuler.

Pratiquer une activité sportive mais pour ceux qui ont du mal, aller marcher 30 minutes d’un pas dynamique,

Manger des aliments riches en protéines (végétales pour les végétariens) et en vitamines D, et très diversifiés,

Ne pas rester seul et sortir entre amis.

N’oublions pas d’aller à la rencontre de l’automne avec ces jolis couleurs, les cueillettes , le crissement des feuilles sous nos pas, les gouttes d’eau sur les dernières fleurs, les senteurs et l’énergie beaucoup plus douce et apaisante…. Dégustons, savourons !

 

Et surtout prendre bien soin de soi !

Développer le mode « cocooning », oser se faire du bien, s’apporter de la joie de vivre !

 

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